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    • Gilles TEILLET - glycines et pans de bois

L'ancien presbytère

Les poutres classées de l'ancien presbytère

Vouzon possédait un vaste presbytère, doté de 3 hectares de dépendances d'un seul tenant (dont pièce d'eau, charmille, jardin, verger, vigne, etc.), qui entra dans le patrimoine communal à la Révolution. En 1985, des travaux de restauration ont mis au jour une série de poutres peintes paraissant dater du début du XVIIe siècle. L'ensemble de ces peintures a été classé au titre des monuments historiques par arrêté du 30 septembre 1989 et restaurées par un spécialiste en septembre-octobre 1990. Presbytère de Vouzon Cet ensemble se compose de deux poutres maîtresses de 5,80 mètres et de 35 solives. Les solives sont décorées d'éléments floraux stylisés (tulipes, feuilles de vigne) et de branchages entrelacés, peints au pochoir.

 

Les deux grosses poutres présentent :

  • sur la première : une scène de chasse au chevreuil, trois tableaux champêtres, deux vues urbaines, une scène duel , une scène de bataille, un pont fortifié sur un fleuve, un château-fort, une scène de chasse à courre.

  • sur la seconde : une chasse au lion, deux scènes champêtres, un village et son église, une chasse au sanglier, des artistes, une ville fortifiée rappelant celles de Frandre au XVIe siècle, une chasse au lièvre.

En l'état actuel des connaissances, on ignore tout des circonstances de réalisation de cet ensemble. Le bâtiment paraît avoir été construit au XVIe siècle. On sait qu'il fut restauré vers 1810, puis en 1873, mais aucun document relatif à ces travaux ne mentionne ces peintures. Ce presbytère fut d'abord, semble-t-il, une vaste maison particulière, probablement propriété d'un riche négociant, peut-être marchand de moutons comme il en existait alors plusieurs à Vouzon au XVIIe siècle. Le curé de Vouzon ne s'installa en ces lieux qu'à la fin du XVIIe siècle au plus tôt. Les peintures sont antérieures à la transformation de ce bâtiment en maison curiale, et elles ont peut-être été masquées à cette époque, car certaines, jugées violentes (chasse, guerre) ou "indécentes" (distractions profanes) étaient en contradiction avec un idéal de vie ecclésiastique